Salubrité4

Fermée le 19 Juin 2015, la décharge d’Akouédo est à nouveau ouverte depuis ce jeudi 25 juin . Mais avant cet acte salutaire et de responsabilité des autorités villageoises d’Akouédo et du gouvernement, les habitants du District d’Abidjan avaient déjà commencé à craindre le pire.

En effet, avec la fermeture de la décharge, les entreprises de collectes de déchets avaient cessé leurs activités ou du moins étaient réduites à ne transporter les déchets que dans des zones groupages identifiées par l’Agence nationale de la salubrité urbaine (Anasur). Si certains quartiers voyaient leurs déchets enlevés, cela n’était pas le cas pour les usagers du grand marché d’Adjamé qui subissaient le courroux des vecteurs de maladies tels les mouches et autres rongeurs.

Quant aux populations des quartiers chics comme Les deux plateaux Les vallons ou encore la Riviera Bonoumin de la commune de Cocody, le calvaire avait déjà commencé. En face à l’église catholique saint Bernard de la Riviera Bonoumin, les ordures avaient élu domicile et régnaient en maître absolu au point de réduire de moitié la recette des quelques braves dames qui commercialisaient de petits beignets et autres friandises en bordure de la route. Selon dame Koné, sa proximité avec les ordures n’encourageait plus ses clients habituels à faire une pause pour s’approvisionner. Et cela impacte négativement son chiffre d’affaire qui se réduisait au fil des journées.

Du coté du grand marché de Koumassi, c’est dame Kouyaté qui nous informe que son fils de cinq est sous traitement médical après s’être permis, en son absence, une partie de jeu à proximité de la grande poubelle. Avec le volume des vecteurs qui a pratiquement doublé en moins d’une semaine, elle a préféré fermé son étale, le temps de voir enlever les ordures, au risque de se voir elle-même clouée par une maladie liée à cette insalubrité.

Ces crises intempestives autour de la décharge et la production de 3 000 tonnes d’ordures journalières ne devraient-elles pas encourager le gouvernement à initier une sorte d’états généraux de la salubrité afin mettre en place une vraie politique de gestion responsable et durable des déchets ?

Nous nous souvenons, il y a quelques mois, c’est la somme de 2,2 milliards avait été investi dans une opération dite « Ville Propre ». Aujourd’hui tous les citoyens peuvent constater l’impact de cette opération sur la vie quotidienne.

Sercom AMISTAD

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